C’est un écho fuyant
Ou une marée de silence
Dont je suis la maitresse
Plus de regards seule la voix
Isolée dans sa résonnance
Courte parenthèse des matins
A l‘invite on évite le choc
L’appel est sans réponse
Prestement on esquive
Prisonnière de mes rêves
Je reste dans l’impasse
Des souvenirs à taire
La porte reste close
Sur un espoir d’approche
De l’invisible vivant
J’ai envie de m’enfuir
Loin de la vie réelle
J’ai envie de m’enfouir
Dans mes souvenirs
Quelques heures
Pour refaire l’histoire
Me laisser emporter
Par l’ombre de mes rêves
Me fondre dans le bain
D’une musique tendre
Puis la laisser couler
Et pénétrer ma peau
N’écouter que mon cœur
Laisser mes pieds courir
Nus sur le sable blanc
Frôler le bord de mer
Grimper sur des falaises
Photographier l’instant
Lever les yeux au ciel
Et toucher les étoiles
J’ai envie de m’enfuir
Loin de la vie réelle
J’ai envie de m’enfouir
Dans mes souvenirs
Une chambre avec vue sur la ville
Un lit défait sur trop de nuits passées
Le bruit du couloir veille sur lui
Mais les maux sont toujours là
Malgré les questions qui se posent
Sous les yeux fatigués de l’enfant
Il s’endort se couvrant de silence
Et couve sa fièvre et sa douleur
Sous les draps blancs hospitaliers
Une caresse sur la rondeur de ses joues
Et des bisous sur son front dévorant
Ce soir encore je referme la porte
En pensant que peut-être demain
Le diable sortira de sa boite
Je puise au fond de moi
Des forces insolentes
Le calme est secoué
Invalidant ma nuit
Le chant des pleurs
M’éveille
Pour chasser en douceur
Le flou des nuits fleuries
Il faut que je paresse
En un profond soupir
De Vous à Moi