Tapoter, rectifier, vérifier et relire, mais entre temps oublier de sourire.
Croire que l'histoire n'est pas trop longue, peur que l'ordinateur plante et que la connexion tombe.
En négliger la vie autour de soi, ne plus voir la couleur du ciel, ne plus rire comme il se doit.
Garder les yeux fixés sur cet écran, être sourds aux appels des enfants, vivre dans un monde différent.
Laisser faire le temps et délaisser les gens présents.
Outil si pratique et ludique, remplaçant l'annuaire et même le dictionnaire, toujours présent mais quelques fois bien lent.
Il devient objet de convoitise et sources aussi de bien des bêtises.
Il se révèle être un besoin, un moyen de trouver compagnie, protégé par un écran, le culot s'identifie.
Eviter de confondre le virtuel et le réel. Illusion c'est ainsi que ce piège s'appelle, jusqu'à la dépendance sexuelle.
Sommes nous vraiment introvertis pour qu'il trouble ainsi la vie, comble l'ennui et satisfasse certaines envies ?
Se refuser à ce rite insidieux, qui nous rend capricieux quand rien ne va comme l'on veut.
Que le réel reprenne sa place, déconnecter pour éviter la casse.
De vous à moi