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Heures passives noyées dans le silence
Où l’attente maîtresse brouille l‘imaginaire
Les notes claires s’agacent malhabiles
Et tintent inlassables dans le jour solitaire
Elles transpercent la seule existence
Il reste le chagrin que l’on croirait futile
Piège déraisonnable que l’on ne peut défaire
Tumulte impromptu il se fait pénitence
Simple morceau d’un moi sévère et indocile
C’est la pause obligée la peur de la sentence
Je redescend sur terre demain est un jour ordinaire
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De vous à moi