Je puise au fond de moi
Des forces insolentes
Le calme est secoué
Invalidant ma nuit
Le chant des pleurs
M’éveille
Pour chasser en douceur
Le flou des nuits fleuries
Il faut que je paresse
En un profond soupir
Encre bleue ou noire
Au gré des fantaisies
Délavée par le temps
Sur papiers jaunis racornis
Manipulés souvent
Ici ou là quelques regrets
Des mots lus relus
Et pourtant oubliés
Rires cris ou larmes
Ecrits un peu trop vite
Lors des jours de tempête
Tous ces mots s’agitent
Sous l’effet du regard
Sanglots froissés
Retenus ou lâchés
Dans un propos brutal
Ou un café amer
Demain tout ira bien
Leur satin palissant est froissé
C’est le temps qui les fane
Elles se décrochent une à une
Et renoncent à la vie
Une ombre parfumée agrémente l’espace
Le bâtonnet se meurt en volutes fragiles
Ce voile aux épices boisées s’évanouit dans l’air
La mémoire résiste mais trouve le souvenir
Que ce parfum à l’odeur imprenable rappelle
De Vous à Moi