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Jeudi 29 décembre 2005

Toi

Tu as transpercé mon coeur
Tu as détourné mon desti
n
Mont le chemin du bonheu
r
Mis tes yeux marrons dans mes refrain
s
Fait 15 fois le tour de la Terr
e
Ebouriffé mes pétales

Fait de ma vie un doux mystère

Suspendu chaque point final

Teinté de vert ma nuit obscur
e
Allumé un feu dans le brouillard

Tes cheveux gris dans mes peinture
s
Et ton ''oui'' sera une victoir
e.
Ces travaux achevés, Tu peux cueillir, enfin
,
Une rose, c'est moi, une rose qui a poussé
,
Et lui offrir un merveilleux baiser, et lui offrir un merveilleux câlin...

Muse 

 

publié dans : Quelques Rimes
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Jeudi 29 décembre 2005

Je suis là, debout, face au grand sapin vert garni de ses lumières. Il brille de mille feux, étoiles scintillantes, cadeaux étincelants, boules chatoyantes, amalgame festif et amusant.

Le froid envahit mon corps et je suis paralysée, engourdie par le froid je n’entend plus le bruit de la rue, j’ai les mains dans mes poches, l’un d’elles tient serré mon téléphone. Je suis bien incapable d’entendre la sonnerie, mais il devrait vibrer.....

Il est presque dix-huit heures mais il fait déjà nuit, les passants vont et viennent, les bras chargés, cadeaux, victuailles, cette soirée est la veille de Noël, moment magique, ou les enfants ouvrent des yeux émerveillés, ils sourient et rêvent à la vue de l’homme en rouge bedonnant et barbu qui approche à grands pas, son panier à la main rempli de poudre croquante et féerique.

Une réflexion me revient à l’idée, et si le Père Noël ne croyait plus aux enfants ? Que serait cette fête ? Je reprends mon courage et après avoir arpenté trois fois le tour du grand sapin, je remonte l’écharpe qui protège mon nez. 

Mes yeux cherchent dans tous les sens, mes jambes tremblent de froid, mes pieds gèlent dans mes chaussures, mes mains gainées de cuir ont le bout de leurs doigts glacé. Et ce téléphone qui ne réchauffe même pas mes doigts....Je l’ouvre, silencieux il compose un numéro ....quelques sonneries et c’est le répondeur. Encore une fois cette fichue sonnerie qui n’est pas assez forte !!

Je suis pourtant certaine que tu vas être là dans quelques instants, je sais que je vais enfin pouvoir t’apercevoir, mais il commence à se faire tard, et j’angoisse à l’idée que tu ne viennes pas. Tu me l’as promis une fois cent fois, droit dans les yeux, quelques heures avant Noël, juste quelques heures.......

 

Je regarde ma montre, dix-neuf heures, une heure que je poireaute dans ce froid, le ballet des voitures se fait plus fluide, les vitrines restent éclairées, mais les magasins ferment petit à petit leurs portes.

 

Je ne dois pas avoir peur, je sens battre mon cœur, il tape, fort, comme s’il voulait sortir de mon corps. Pas ce soir il ne faut pas c’est un soir de fête ou le sourire doit être, ou mes yeux verts doivent être joyeux, brillants de mille feux comme le grand sapin vert autour duquel je tourne depuis une heure.

 

Soudain le téléphone vibre !!! Merveille technologique ! Que s’est-il passé ? Tu n’es pas là, tu ne viens pas, il est trop tard.....Mais non, allez s’il te plait juste quelques minutes encore, laisse moi y croire, laisse moi te voir....

Tu ne viendras pas, et moi je reste là, plantée, debout face au grand sapin vert garni de ses lumières, qui brille de mille feux, étoiles scintillantes, cadeaux étincelants, boules chatoyantes amalgame festif et démoralisant.....

 

Ce soir je tourne le dos à cet instant magique ou je croyais avoir le même regard que celui des enfants, ou je voulais comme eux me blottir dans les bras d’un homme de noir vêtu qui aurait réchauffé mon corps et puis mes pieds, mon cœur et mes doigts gelés. La rue n’est que silence et vide, la nuit froide me glace de chagrin, ton absence me vide de ma joie. Je file cacher mon ennui et mon désarroi, le froid pèse sur moi, j’avance vers les lumières, j’ai l’impression qu’elles s’éteignent sur mon chemin....J’ai froid aux yeux.....

Je rentre chez moi et dans cette maison vide, je fredonne :

Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel.....ce soir tu ne viendras pas, jamais plus je ne croirai en toi......  

J’éteins la lumière........

publié dans : Elle s'aMuse
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Mercredi 28 décembre 2005

Il allait, il venait, sans me prévenir de son retard, il rentrait tard.

Il allait, il venait, me passait devant le nez, sans me voir, il posait ses affaires, sa mallette au pied du bureau, son portable sur la table du salon.

Il allait, il venait, dans la chambre se déshabillait, s’arrêtait devant la télé, sans un mot, il me regardait.

Il allait, il venait, de la cuisine au salon, ouvrait la porte du frigo, sortait la bouteille d’eau.

Il allait, il venait, s’asseyait sur le canapé, il m’embrassait, dans son journal il se plongeait, de temps en temps la tête levée.

Il allait, il venait, quand je l’appelais, à table il s’installait, il mangeait il me regardait.

Il allait, il venait, dans mon lit pour se coucher, contre moi il se collait, toujours sans me parler.

Il allait, il venait en moi comme il voulait.

Il allait, il venait, de chez lui à chez moi.

Il allait, il venait, mais un jour, il s’en est allé.

publié dans : Elle s'aMuse
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