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Mardi 27 décembre 2005

 

 

publié dans : Des Images que J'aime
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Lundi 12 décembre 2005

 

La tristesse a jeté ses feux rue d'Amsterdam
Dans les yeux d'une fille accrochée aux pavés
Les gens qui s'en allaient dans ce Paris
de flamme
Ne la regardaient plus, elle s'était pavée
La tristesse a changé d'hôtel et vit en face
Et la rue renversée dans ses yeux du malheur
Ne sait plus par quel bout se prendre et puis se casse
Au bout du boulevard comme un delta majeur

C'est un chat étendu comme un drap sur la route
C'est ce vieux qui s'en va doucement se casser
C'est la peur de t'entendre aux frontières du doute
C'est la mélancolie qu'a pris quelques années
C'est le chant du silence emprunté à l'automne
C'est les feuilles chaussant leurs lunettes d'hiver
C'est un chagrin passé qui prend le téléphone
C'est une flaque d'eau qui se prend pour la mer

La tristesse a passé la main et court encore
On la voit quelquefois traîner dans le quartier
Ou prendre ses quartiers de joie dans le drugstore
Où meurent des idées découpées en quartiers
La tristesse a planqué tes yeux dans les étoiles
Et te mêle au silence étoilé des années
Dont le regard lumière est voilé de ces voiles
Dont tu t'en vas drapant ton destin constellé

C'est cet enfant perdu au bout de mes caresses
C'est le sang de la terre avorté cette nuit
C'est le bruit de mes pas quand marche ta détresse
Et c'est l'imaginaire au coin de la folie
C'est ta gorge en allée de ce foulard de soie
C'est un soleil bâtard bon pour les rayons " X "
C'est la pension pour Un dans un caveau pour trois
C'est un espoir perdu qui se cherche un préfixe


Le désespoir.....

Léo Férré

publié dans : Quelques Rimes
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Lundi 12 décembre 2005
Les mots, les mots d’amour, les mots doux, les mots tendres, susurrés au creux d’une oreille, les jeux de mots, mots pour rire, mots d’esprit, mots pour mots, mot à mot.
 
Ces pauvres mots accolés les uns aux autres sont bousculés, intervertis, rectifiés, ils sont mélangés les uns aux autres, collés, groupés, espacés, accordés. Nous les remplaçons, les combinons, à notre idée, élucubrations, délires, fantasmes. Les mots ont leur propre signification, leur définition, les écrire ne peut leur offrir leur vraie valeur que s’ils gardent leur sens réel.
 
Seul le son de la voix, peut donner la touche exacte, la précision de phrases bien ponctuées.
 
Malaise, gêne, trouble, dérangement, confusion, humiliation, insulte, brimade, vexation, tristesse, peine, joie, envoûtement, charme, émotion, séduction, fantaisie des mots, magie des mots, intelligence de l’esprit.
 
A eux seuls, ils peuvent représenter soit une comédie soit une tragédie, ils l’ont déjà prouvé.
 
Chaque mot que je prononce, chaque idée que j'émets, chaque mot que j’écris, possède plusieurs sens possibles, le mien, le votre, celui donné par mon intention, et celui procuré par votre réaction.
 
Les mots écrits, habilement pensés, étudiés, réfléchis, expriment les conséquences des silences des non-dits, des oublis, ils laissent échapper l’encre du stylo, sans rature ni correction, ils se doivent d’être justes, bien fondés, de former les phrases appropriées au sens que l’on veut leur donner, afin de capter l’attention, d’amener la réflexion, la remarque, l’objection, la discussion.
 
Les mots qui sortent de la bouche, font l’objet d’une réponse, d’une répartie, ils ont souvent l’effet d’une protestation, d’une polémique, rarement d’un accord. Quand les mots se font agressifs, ils fusent, piquent, défient jusqu’à l’insulte. Parfois même ils dépassent la pensée. Ils attaquent, mordent, déchirent, jusqu’à la rupture.

Mais ce soir je ne les trouve pas ces mots......

publié dans : Elle s'aMuse
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