Des mots sans fioritures
Sans garnitures
Des mots lancés
En désespoir de cause
Des mots décomposés
Les jours moroses
Des mots soupape
Que l’on attrape
Des mots sans métaphore
De peur qu’on les abhorre
Des mots sans fioritures
Sans garnitures
Des mots lancés
En désespoir de cause
Des mots décomposés
Les jours moroses
Des mots soupape
Que l’on attrape
Des mots sans métaphore
De peur qu’on les abhorre
Poussière je te regarde et je te hais
Aux rayons du soleil tu apparais
Accumulée en grains serrés
En maîtres de ces lieux ils sont ici régnants
Envahissant les grands murs blancs
L’invisible fréquente aussi le noir
Aveugle et inconsciente elle repose le soir
Mon œil s’arrête il veut faire la chasse
A ces miettes luisantes impures crasses
Je n’entends pas ta fine et sournoise arrivée
Et lutte contre tes fins débris en osant espérer
De te voir disparaître mais en rusés sursauts
Tu renonces et me défies par de nouveaux assauts
Semblant me confirmer que tu n’as peur de rien
Poussière je ne t’aime pas et tu me le rends bien
De vous à moi